"Les light boys"
Lors de mon dernier reportage en octobre dernier au Ghana, je pris contact avec les "Light House Boys", un groupe d'autodéfense du quartier Bristish Accra, où se situe l'ancien phare.
Armés de couteaux, de matraques, de machettes et de pierres, les Light Boys comblent le vide sécuritaire laissé par la police dans le quartier.
« Ce secteur est une zone interdite aux voleurs et aux cambrioleurs », me dit Achiaman, le chef.
« On les frappe, on les tue avec tout ce qu’on peut trouver, on les brûle […] on ne les ammène
pas à la police : on ne fait confiance ni à la police, ni à la justice ».
Les Light boys ne sont que l’une des nombreuses milices crées localement, qui opèrent dans
la capitale. Ces groupes informels sont essentiellement composés de jeunes gens sans emploi, âgés de 20 à 35 ans, qui ciblent les voleurs et les criminels présumés.
En effet, les forces de police pâtissaient d’un manque de crédibilité au Ghana.
Le vide sécuritaire crée par l’Etat est comblé par ces groupes d’autodéfense.
En outre, plusieurs milliers d’affaires attendent d’être jugées devant les tribunaux des quatre
coins du pays. Certaines de ces affaires sont en instance depuis plusieurs années.
Selon les récentes études, plus de mille cas de justice privée ont été recensés dans l’ensemble
du pays. Parmi ces cas, on signale également des épisodes de justice instantanée qui terrorisent des innocents. Plusieurs perrsonnalités ont été passée à tabac mortel, l’année dernière.
Ces milices privées, dont les objectifs sont altruistes, finissent souvent par devenir eux-mêmes
les dangereux auteurs de crimes violents.